Génération Y, en quête d’international



Lors de son année de Master 1 en école supérieure de commerce, Laura est parti un an en échange à l’université de Rio de Janeiro, aujourd’hui elle réalise un stage de fin d’étude à Shanghaï pour le compte d’une grande société d’informatique américaine ; qui va probablement l’embaucher à son siège à Los Angeles. Vous trouvez que cela fait beaucoup ? Pourtant, cumuler 2 ou 3 expériences à l’étranger à seulement 25 ans est désormais chose courante. Aujourd’hui, l’international est devenu le terrain de jeu de la génération Y.


Partir un jour… sans retour ?

Ouverts sur le monde, de plus en plus de jeunes français se décident à arpenter les quatre coins du globe. Si certaines destinations font plus rêver que d’autres (Etats-Unis, Australie, Amérique Latine…), très peu de pays sont épargnés par le déferlement de la world generation. Les aspirations et motivations divergent : un semestre à Rome pour apprendre l’italien, 9 mois au Congo pour un projet humanitaire, un an de stage à New York pour prendre de la bouteille dans une startup high-tech… Mais quelque soit la raison : tout le monde veut partir.                                                           
Pourtant, tous ne disposent pas des mêmes chances. En effet, si la plupart des écoles de commerce et écoles d’ingénieurs obligent désormais leurs étudiants à passer quelques mois à l’étranger  et si le programme Erasmus existe pour les universitaires (plus de 30 000 français en ont bénéficié l’an dernier) ; les possibilités sont  différentes avec les BTS et les DUT. Avec des cursus plus cours, les opportunités se font plus rares… mais existent toutefois !
En sommes, partir n’est plus un problème. Mais revenir est parfois plus délicat. Il suffit d’interroger les étudiants qui ont gouté à l’aventure étrangère pour s’en rendre compte. Confrontés à des expériences uniques et des visions du monde différentes, le retour au quotidien en France est parfois difficile. Tous se disent transformés. Et, de fait, beaucoup ne reviennent pas ! Parce qu’en s’expatriant ils ont trouvé l’amour, ou parce que l’étranger propose des opportunités professionnelles très intéressantes. Notamment les pays émergents, qui retiennent les cerveaux de la vieille Europe et leurs proposent des postes à haute responsabilité très rapidement.

L’international : une nouvelle manière de se former au monde l’entreprise



Si beaucoup de jeunes français partent à l’international, la France accueille également son lot d’étudiants étrangers. On compte en effet près de 12% d’étudiants internationaux sur les campus français ; et certaines écoles de management montent jusqu’à 40% d’étudiants étrangers sur les bancs de leurs amphithéâtres ! Ainsi, mêmes si tous les étudiants ne partent pas, tous baignent dans un environnement multiculturel, tous ont déjà travaillé avec un représentant d’une culture différente pour un projet de groupe par exemple.
Une aubaine quand on sait que l’une des clés du succès des entreprises mondialisées réside dans la capacité à travailler au sein d’équipes multiculturelles, par nature beaucoup plus innovantes.  Et les recruteurs le disent : avoir « l’esprit international », comme parler anglais, ne sont plus aujourd’hui des atouts mais des compétences essentielles ! A travers les échanges universitaires, les travaux de groupe multiculturels et les stages à l’étranger, la génération Y se forme à l’environnement des entreprises multinationales.
Bien que tous les Y ne peuvent y accéder, la découverte de l’international, qu’elle se fasse en partant à l’étranger ou en restant en France, n’est plus réservée à des privilégiés. La génération Y dépasse les frontières et se veut citoyenne du monde ! Les entreprises doivent l’intégrer pour mieux comprendre ces talents  mobiles et multiculturels.
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